ADIEU MES AMIS

Publié le par ELIANE

Je vous aimais

Je vous aimais

COOCKY

Vous pleurez? Mais ce n' est qu'une bête!! Oui COOCKY tu n'étais qu'une bête , mon chien, mais pour nous une bête ce n'estpas un être inférieur, c'est un être sensible, innocent dont le regard exprime tant d'amour, de reconnaissance, de confiance qu'on ne peut rester indifférent.

Non COOCKY " tu n'étais pas un être inférieur, seulement un être différent, qui ne peut choisir sa vie un être qui dépend de nous et nous impose le devoir moral de le secourir et de lui apporter ce qu'il ne peut obtenir par lui-même, condamné à subir parfois le pire, sans pouvoir y échapper sans même se plaindre.

Vous n'avez pas le langage vous les "bêtes", et c'est votre supériorité sur nous. Vous ne prononcez pas de ces mots qui tuent. Vous n'exprimez jamais de trainer d'opprobres, d'injures, d'anathèmes.

Vous tous qui nous avez émus par votre incroyable élan de compassion et de générosité, vous qui nous avez envoyés avec vos dons des lettres inoubliables de gentillesse, de compréhension, d'intérêt. Vous nous avez apporté un réconfort par votre sympathie.

Je vous répondrais, en allant, suivant les nouvelles, et certains d'entre vous les recevront dans les jours qui viennent, trop tard.

Dans les 25 ans d'existence du refuge il n'y eut jamais de moment aussi intense, de chaleur humaine. Nous étions heureux à l'idée de vous annoncer la guérison attendue. Pour moi c'était un bonheur de vous écrire un peu chaque jour, une maille de notre superbe chaine.

Dans les moments difficiles nous relirons vos lettres et elles nous consoleront de ce qu'il faut entendre et voir.

COOCKY nous a quitté vendredi 27 novembre à 19 h 05, et nous sommes bouleversés, tous au refuge, et pensons à ce que vous allez éprouver.

Il restera au refuge, il y a sa place.

Lui seul sait ce qu'il a vécu, nous ne saurons jamais. Des hypothèses communes nous amènent à ceci.

Il a été impossible de l'approcher pendant près d'un mois, préférant l'absence de nourriture de tout à la rencontre d'humains. C'est qu'il avait dans sa mémoire de mauvais souvenirs et qu'il ne gardait une terreur. De plus il avait une importante cicatrice à la babine droite, lorsqu'il est arrivé. Maltraitance ?

En revanche il a été décidé au bout de 2 jours de le mettre dans le bureau et quand il a vu un panier et un coussin il y est allé de lui-même.

C'est qu'il en a eu l'habitude. De plus il était très propre. C'est donc qu'il a vecu en maison. Voilà nos déductions.

Peut-être avait-il des maîtres agés, décédés et le chien donné..... inapte à la chasse il aurait été..... on peut imaginer.

Ce qui est certain, c'est qu'il a été heureux au refuge, et il le doit au retraité de Cambron qui pendant 1 mois a tout essayé et a fini par le capturer et lui a donné sa chance en nous le confiant. Merci Mr.

Il a été heureux, c'est certain. Imaginez, le matin, l'éveil, l'arrivée du personnel, les habitudes de câlins, les allées et venues des bénévoles l'après-midi. Toute la journée la liberté d'entrer et sortir à sa guise. La nuit avec les petits et vieux congénères dans les paniers dans le bureau avec Christine la gardienne qui préfère dormir au milieu d'eux que dans son logement Coocky dormait dans les bras de Christine sa tête sur son épaule.

L'ophtalmo ayant découvert un souffle au cœur, il a reporté l'anesthésie générale et prescrit un traitement 15 jours.

Vendredi 27 au matin très tôt Christine a constaté qu'il respirait très mal et que son corps était un peu froid. Elle a aussitôt téléphoné à Mme Pereira qui l'a fait descendre à la clinique immédiatement. Il y est resté toute la journée. Œdème pulmonaire. 17 heures nous avons eu l'autorisation d'aller le rechercher, il était beaucoup mieux tout le monde était heureux, lui de retrouver sa maison, nous de le savoir la nuit avec Christine, et surtout pas seul dans une cage à la clinique alors qu'il ne pouvait voir, et qu'il se croirait abandonné.

Mais 2h après COOCKY couché dans la cuisine respirait mal il avait chaud il s'est levé est allé boire, puis est parti faire un petit tour dans le bureau, il a voulu revenir dans la cuisine mais arrivé devant la porte il s'est assis puis s'est allongé sa tête sur le côté, Christine est allée tout de suite le voir l'a caressé il respirait mal elle a aussitôt téléphoné à Mme Peirera qui a aussitôt téléphoné à la clinique vétérinaire pour qu'un vétérinaire revienne pour l'accueillir. Sylviane prévenue allait arriver pour le conduire en urgence en voiture. Pendant ce temps COOCKY la tête appuyée sur le bras de Christine respirait de plus en plus lentement, puis tout à coup il a vomi de l'eau et du sang (l'œdème). Sylviane est arrivée elle a fait vite. Pour le transport à la clinique Sylviane et Christine ont voulu le mettre sur une couette bien chaude en le portant il a encore vomi de l'eau et du sang, mais n'avait plus aucune réaction. Sylviane a téléphoné à la clinique pour dire ce qu'il en était, mais il n'y avait déjà plus rien à faire, le rendez-vous au urgence fut annulé c'était fini. Restées seules Sylviane et Christine n'ont pu s'empêcher de pleurer.

Tout a été fait dans l'urgence, sans tarder. Mais pas de chance pour ce gentil chien.

Nous sommes bouleverses, malheureux pour lui, pour nous, pour vous qui vous étiez attachés à lui! Nous ne saurons jamais vous dire ce que furent ces jours entre vous et nous. Je réitère c'est inoubliable.

Personnellement, je remercie l'admirable Mme Pereira, tous les bénévoles. notre personnel dévoué, affectueux envers nos protégés. Merci à vous tous. Notre refuge c'est une équipe, une famille, le même but, le bonheur de nos 95 chiens et 30 chats.

Eliane Lecuyer

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